Historique

CIMG6164

L’ASBL a été créée en 1983 par un directeur d’école secondaire technique et professionnelle. Elle est née du constat qu’une école n’est pas le meilleur outil d’insertion sociale et professionnelle pour les jeunes les plus défavorisés.

Depuis sa création en 1983, l’objet social de l’ASBL « Chantier » est la lutte contre l’exclusion sociale.

En proposant à des jeunes adultes, exclus de l’emploi, un parcours de formation professionnelle et de qualification et en accompagnant cette formation « technique » par un encadrement psycho social, « Chantier » a fait œuvre de pionnier avec quelques autres associations de Wallonie.

Avec la collaboration de ces associations, un statut a pu être mis en place par les pouvoirs publics. Cette reconnaissance permet de subsidier cette tâche d’utilité publique : ce fut les entreprises d’apprentissage professionnel (E.A.P.) d’abord, les entreprises de formation par le travail (E.F.T.), actuellement. Il faut bien reconnaître que cette mission de qualification et de formation sociale et professionnelle est une mission « curative ». C’est une mission de « rattrapage » et de « repêchage » social. C’est parce que d’autres institutions sociales ont échoué dans leur mission de base que des jeunes adultes aboutissent chez nous. Si  les associations, comme la nôtre ont autant de travail, c’est parce qu’à l’aune de leur vie d’adultes, nos stagiaires n’ont ni diplôme ni qualification professionnelle. Parfois ils savent à peine lire et/ou écrire. Pourquoi  en est-on arrivé là ? Que s’est-il donc passé ?

L’ASBL a voulu, dès le départ, mettre les jeunes en contact direct avec les situations de travail réel : la première formation, destinée surtout aux jeunes hommes,  fut celle du « Bâtiment », d’où le nom de « Chantier ».  Très rapidement, une formation aux métiers de la « Petite enfance » fut mise en place, essentiellement pour les jeunes filles. Notre offre de formation s’est ensuite enrichie avec la filière « Services aux personnes ».

La prise de conscience par les pouvoirs publics vis-à-vis de ces jeunes adultes, sortis de l’enseignement sans diplôme ni qualification réelle a permis de percevoir progressivement des subventions publiques et une reconnaissance comme « entreprise d’apprentissage professionnel ».